• 9
    observations

  • 5
    communes

  • 9
    observateurs

  • Première observation
    1989

  • Dernière observation
    2022
Cuenin Christophe - Deffrennes Benoit - Gineste Benoit - Hennebaut David - Jamier Myriam - Lucas Philippe - Malafosse Jean-pierre - Parc National Cévennes - Wettstein Juliette

Informations sur l'espèce

La Vipère péliade est un serpent de moyenne taille, à la pupille verticalement fendue et à l’aspect trapu. Elle peut être confondue avec la Vipère aspic, mais elle s’en distingue par la coloration de son iris rouge-orangé (jaune-brun chez l’aspic), son museau arrondi (retroussé chez l'aspic), et une seule rangée de petites écailles entre l’œil et les grosses écailles formant les lèvres (contre deux chez l'aspic). Enfin, le corps présente un motif en zigzag sur la raie dorsale qui contraste avec un fond gris chez les mâles et brun-roux chez les femelles (en général beaucoup moins contrastées).
La Vipère péliade est venimeuse, mais elle privilégie la fuite et n’est pas particulièrement agressive, aussi sa mise à mort est à proscrire. La Vipère péliade est en effet rarement observée sur le territoire du Parc national des Cévennes puisqu'elle est principalement connue sur les parties hautes du Mont Lozère où elle a seulement été notée quelques dizaines de fois, entre 1190 m d'altitude au plus bas, (le 30/07/1981, Serviès), jusqu'au Pic Cassini à 1680 m d'altitude (le 05/06/1996). L’espèce n’a néanmoins plus été contactée à l’Est du Col de Finiels depuis l’année 2000 où sa présence serait à reconfirmer. Malgré une pression d’observation importante, aucune observation n’a été réalisée sur la montagne du Bougès adjacente au Sud du Mont Lozère. Elle y est vraisemblablement absente. En revanche, une unique donnée concerne la montagne du Goulet au Nord, faite le 10/07/1994 dans les ruines de Serreméjan. Enfin, sur la commune de Prévenchères, deux individus sont trouvés le 16/07/1994 lors d’une prospection : l’un non loin du hameau des Rancs, l’autre en contrebas dans les Gorges du Chassezac. La Vipère péliade fréquente, sur le territoire du Parc national, des milieux beaucoup plus frais : clairières forestières des versants Nord, landes à Ericacées, éboulis d'altitude sur les crêtes, ainsi que les tourbières et milieux humides qu’elle affectionne particulièrement. La population de Vipère péliade du Mont Lozère est la plus méridionale d’Europe de l’Ouest. C'est donc une espèce particulièrement menacée par le réchauffement climatique : la population du Parc national pourrait disparaître à court ou moyen terme et les tourbières du Mont Lozère pourraient compter parmi les derniers habitats refuge de l'espèce dans un avenir proche. Il est à souligner que sur la trentaine de données que nous possédons, seules quatre ont été réalisées dans la dernière décennie. La Vipère Péliade tout comme son habitat de prédilection, les tourbières d'altitude, représentent donc des enjeux de conservation très forts pour le Parc national des Cévennes. Toutes les observations ont été réalisées entre juin et le début du mois de septembre, excepté un individu observé le 06/04/2016 en aval de la station du Bleymard.
Non renseigné pour le moment
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Coluber berus Linnaeus, 1758 | Pelias dorsalis Gray, 1842 | Vipera berus bosniensis Boettger, 1889 | Vipera communis Leach, 1817 | Vipera torva Lenz, 1832 | Vipera trigonocephala Daudin, 1803

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles