• 42
    observations

  • 13
    communes

  • 12
    observateurs

  • Première observation
    1988

  • Dernière observation
    2022
Bonnel Celine - Brianceau Lucille - Costes Geraldine - Descamps Régis - Descaves Bruno - Dugueperoux Franck - Fonderflick Jocelyn - Gautier Grégoire - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Picq Hervé - Seon Jean

Informations sur l'espèce

Le Molosse de Cestoni est une grosse chauve-souris (AB : 55-70 mm ; Poids : 22-54 g) avec des caractères morphologiques originaux : ses ailes sont longues et étroites, son envergure avoisine les 40 cm. Ses grandes oreilles, tournées vers l’avant, surplombent un museau d’aspect un peu canin avec des babines plissées remarquables. Le pelage, dense et court, est en général foncé, parfois d’un brun un peu plus clair, mais la peau du museau et des oreilles sont très sombres. Les yeux sont très gros et globuleux et enfin une bonne moitié de sa queue dépasse librement de l’uropatagium. C’est la seule espèce de nos contrées à présenter cet appendice caudal caractéristique et visible en vol dans de bonnes conditions de lumière crépusculaire. Enfin, les cris, des individus en vol, sont puissants et nettement audibles et identifiables. Le Molosse de Cestoni est typiquement fissuricole. Les grandes falaises et les habitats rupestres lui sont nécessaires mais les fissures des joints de dilatation de grandes constructions modernes peuvent aussi lui convenir. C’est une espèce de haut vol, contactée le plus souvent à l'oreille car elle émet des ultrasons en partie audibles et surtout puissants et caractéristiques.
Seul représentant sous nos latitudes de ce genre d’origine tropicale, le Molosse de Cestoni a une répartition strictement méditerranéenne et, sur le territoire du Parc national des Cévennes, il semble particulièrement attiré par les falaises karstiques des Basses Cévennes ou des Causses. Détectée pour la première fois en Lozère en 1997 dans les gorges de la Jonte (Destre et al. 2000), les secteurs caussenards du Mejean et du Sauveterre concentrent la majorité des contacts. Même si sa présence apparaît sporadique dans l'espace et dans le temps, on peut soupçonner une fréquentation plus régulière qu’il n’y paraît, notamment en période estivale. Cette espèce n'hiberne pas mais peut tomber en léthargie sur de courtes périodes. Cependant, aucun individu en léthargie hivernale n’a jamais été observé en Lozère mais il n'est pas impossible que quelques individus hibernent dans les secteurs de gorges. Par ailleurs, on peut aussi soupçonner sa reproduction en petites maternités très localisées dans quelques fissures de falaises mais celle-ci reste à être prouvée. Réputé très sédentaire mais aussi capable de vols sur plusieurs dizaines de kilomètres, il est aussi facile d'imaginer que les individus détectés à la belle saison dans des secteurs d'altitude gagnent les piémonts rupestres des Cévennes et plateaux karstiques du Gard ou de l’Hérault pour passer l'hiver.
Non renseigné pour le moment
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Tadarida cestoni | Tadarida midas Schulze | Tadarida nigrogriseus | Tadarida rüppellii | Tadarida savii | Tadarida teniotis teniotis

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles