• 722
    observations

  • 32
    communes

  • 75
    observateurs

  • Première observation
    1981

  • Dernière observation
    2022
Acquier Claire - Alcaix Gérard - Ambroise Lucie - Ausset Alain - Barraud Remy - Belier Laurent - Bernardi Catherine - Bertrand Nicolas - Bonnel Celine - Boyer Jerome - Breton François - Brousset Pierre - Bruc Yves - Chatellier Andréa - Chenard Michaël - Coenders Sylvie - Costes Geraldine - Cuenin Christophe - De Kermabon Jean - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Devevey Caroline - Digier Marion - Dissac Yann - Dugueperoux Franck - Fabre Jean-marie - Fonderflick Jocelyn - Forestier Thibault - Fort Clément - Foubert Dominique - Fourcade Christophe - Fruitet Luc - Gineste Benoit - Grandadam Jimmy - Hennebaut David - Herault Emilien - Hoksbergen Ingrid - Hugonnet Serge - Indetermine - Jamier Myriam - Jeannin Bastien - Lamarche Béatrice - Lefebvre Siméon - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Malgoires Marc - Manche Yannick - Marie Julien - Martin Claude - Martin Patrice - Meynet Laurie - Moreau Michel - Outrebon Juliette - Parc National Cévennes - Patin Maurice - Pianalto Sylvie - Picq Hervé - Pinna Jean-louis - Quillard Valerie - Redon Maxime - Richardier Yves - Rival Andre - Rombaut Cyril - Roumejon Thierry - Rousteau Typhaine - Sagnard Emmanuelle - Solier Eléonore - Sulmont Emeric - Thomas Nathalie - Tyssandier Manon - Valleix J.f. - Vernier Rémi

Informations sur l'espèce

Mammifère aquatique, le Castor est le plus gros rongeur d’Europe (pour un adulte, la longueur « tête + corps » est d’environ 80 cm avec une queue, plate et écailleuse, de 30 cm, et pour un poids de l’ordre de 20-30 kg). Avec un pelage très dense, de couleur brune paraissant assez foncé dans l’eau, bien adapté à la vie aquatique, le Castor possède des yeux et des oreilles proportionnellement très petits. Le Castor d’Europe affectionne les rivières lentes, dotées d’une ripisylve riche en diversité végétale, avec des berges offrant une alternance de plages de galets et de végétation rivulaire dense. Les plans d’eau des retenues artificielles sont aussi fréquentés par l’animal.
Anciennement présent, sans doute partout sur le territoire du Parc national des Cévennes, le Castor a régressé jusqu’à disparaître au début du XXème siècle. Cependant, l'espèce réapparaît spontanément en Cévennes dans les années 1960, sans doute à partir de noyaux de populations ayant subsisté dans le delta du Rhône et peut-être sur quelques gardons cévenols (Blanchet 1977). Par contre, sur le bassin du Tarn, l'espèce a fait l’objet d’une réintroduction qui a débuté en 1977, tout d'abord à partir d'un groupe de 17 individus prélevés dans les gardons. Ces tout premiers Castors ont été relâchés dans le Tarnon vers Salgas (commune de Vébron) et dans la Mimente vers Cassagnas. Puis des lâchers eurent lieu, localement, jusque dans les années 1980 et, jusqu'en 1988 sur la Dourbie. Depuis, l’espèce a réinvesti assez rapidement l’ensemble du bassin du Tarn et ses affluents. Des indices de présence ont été relevés jusqu’à 900 m d’altitude, sur le Tarn au-dessus du Pont-de-Montvert et des traces de passage sur la Can de l'Hospitalet (commune du Pompidou), ainsi que quelques individus retrouvés écrasés sur les routes, prouvent que le Castor, strictement inféodé aux cours d'eau, est malgré tout capable de déplacements d'un bassin-versant à l'autre. Des individus issus des gardons cévenols sont vraisemblablement venus, par la suite, alimenter naturellement les hautes vallées du Tarnon et de la Mimente. Bien qu’il ne soit pas rare de le contacter en pleine journée, la plupart des observations ont lieu au crépuscule où des juvéniles sont parfois observés aux abords des huttes ou des terriers. Le Castor laisse aussi de nombreux indices, bien visibles, qui trahissent sa présence : arbres rongés, branches coupées et écorcées, amas de branches des terriers-huttes, traces dans la vase et sur les plages de sable et, sporadiquement, sur les Gardons, des barrages faits de branchages. Sur le versant atlantique, le Castor semble peu enclin à construire alors qu'au pied des Cévennes, cet animal entame fréquemment des constructions, notamment en fin d'été, lorsque les niveaux d'étiage, devenant critiques, le Castor cherche à retenir l'eau. De même, il construit volontiers au départ des canaux d'irrigation pour tenter de colmater ce qu'il interprète sans doute comme une fuite d'eau. Certains béals sont même parfois entrecoupés de barrages qui fonctionnent comme de véritables écluses.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Castor albicus Matschie, 1907 | Castor albus Kerr, 1792 | Castor balticus Matschie, 1907 | Castor fiber fiber Linnaeus, 1758 | Castor fulvus Bechstein, 1801 | Castor galliae Desmarest, 1822 | Castor gallicus Fischer, 1829 | Castor niger Desmarest, 1822 | Castor proprius Billberg, 1833 | Castor solitarius Kerr, 1792 | Castor variegatus Bechstein, 1801 | Castor vistulanus Matschie, 1907

Video (2)


Castor d'Eurasie - transport de branches

Auteur: Régis Descamps - Parc national des Cévennes

Castor d'Eurasie

Auteur: Parc national des Cévennes

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles